Devanagari
Vous lisez un « bon article ».
Cette page contient des caractères d'alphasyllabaires indiens. En cas de problème, consultez Aide:Unicode.
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Devanagari |
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Caractéristiques |
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Type |
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Langue(s) |
Plusieurs langues du
nord de l'Inde dont le sanskrit, le hindi, le marathi, le sindhi, le bihari, le bhili, le konkani, le bhojpuri, le népalais, le nepalbhasa et parfois le cachemiri |
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Historique |
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Époque |
xiie siècle1 jusqu'à nos jours |
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Système(s) parent(s) |
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Codage |
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Deva2 |
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La devanagari3, du sanskrit देवनागरी (devanāgarī),
est une écriture alphasyllabaire utilisée pour le sanskrit, le prâkrit, le hindi,
le népalais, le marathi et plusieurs autres langues indiennes. C’est une des écritures les
plus employées en Inde du Nord et au Népal.
Sommaire
o 2.1Contraintes de
présentation
·
3Exemple
§ 4.1.2Autres signes
diacritiques
§ 4.3.1Regroupement par
la droite
§ 4.3.2Abréviation de
la seconde consonne
·
5Autres symboles
et ponctuation
Histoire[modifier | modifier le
code]
Origine[modifier | modifier le
code]
Comme la quasi-totalité des écritures
indiennes, la devanagari descend de l'écriture brahmi4,note 1, plus précisément de l'écriture gupta5.
On retrace les origines de la devanagari
autour du xiie siècle,
vraisemblablement comme une modification du siddham. Elle remplaça peu à peu l'écriture shardanote 2 dans une grande partie du nord de
l'Inde.
La devanagari est maintenant l'une des
écritures les plus employées de l'Inde, étant majoritairement
utilisée pour écrire le hindi, langue de loin la
plus parlée en Inde6. Le hindi écrit en devanagari est
également une langue officielle de l'Inde7, il en est de même pour le népalais écrit en devanagari,
« langue de la nation » du Népal8. Cette écriture sert aussi à écrire
entre autres le marâthî et le sindhi. Traditionnellement, dans le nord de
l'Inde, c'est avec elle qu'on écrivait le sanskrit4.
Des langues moins parlées utilisent
également cette écriture : le bihari, le bhili,
le konkani, le bhodjpuri, le nepalbhasa. Il arrive que le cachemiri fasse également usage de la
devanagari, bien qu'il utilise principalement l'alphabet arabe sous une forme modifiée.
Étymologie[modifier | modifier
le code]
Le terme devanagari vient
du sanskrit. Il se décompose en :
·
देव (deva) : divin9 ;
·
नागरी (nāgarī) :
féminin de नागर (nāgara), citadin10.
Ce mot qualifie donc cette écriture de
« citadine divine ». Le nom peut aussi être abrégé en « nagari »11.
Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]
Affichage commercial
utilisant la devanagari (ici à Varanasi).
La devanagari s’écrit horizontalement,
de gauche à droite, ne fait pas de distinction entre majuscules et minuscules12. Elle est reconnaissable à la barre
horizontale (« potence », « ligne de tête ») continue sous laquelle
sont attachés les caractèresnote 3. Cette barre s'interrompt brièvement
pour certains caractères ouverts en haut13. Elle est également interrompue entre
les mots dans les langues modernes mais peut recouvrir plusieurs mots d'affilée
en sanskrit dans le cas des composés et des sandhi14. Dans l'écriture manuscrite, la barre
est tracée après avoir écrit un mot en entier15.
Elle utilise maintenant les mêmes signes
de ponctuation que l’alphabet latin,
sauf parfois pour les fins de vers et de phrases dans l’écriture traditionnelle16. Il existe des variantes pour certains
caractères.
C'est une écriture quasiment phonétique,
où un symbole représente toujours le même phonème, même s'il existe quelques variations
d'une langue ou d'un dialecte à l'autre.
L'unité de base — appelée akshara (du sanskrit अक्षर (akṣara),
signifiant « lettre, caractère »17) — est constituée soit d'un groupement
d'une ou plusieurs consonnes consécutives
éventuellement suivies d'une voyelle, soit d'une voyelle seule18. Lorsqu'une voyelle suit une consonne,
elle est représentée par un signe diacritique attaché à cette consonne.
Lorsque plusieurs consonnes se suivent, elles sont représentées par une
ligature. L’akshara constitue souvent, mais pas toujours, une syllabe d'un mot4.
Contraintes de présentation[modifier | modifier le code]
La barre horizontale sous laquelle
s’inscrivent la plupart des lettres de base est jointive graphiquement avec les
barres horizontales des lettres de base précédentes et suivantes, quand elles
en ont une. Lors de la justification de texte, il est permis d’allonger
l’interlettrage entre les aksharas, en conservant cette jonction
graphique qui identifie les mots. Mais la forme graphique de l’akshara reste
normalement inchangée (en particulier, le demi-glyphe vertical danda,
lié graphiquement à la droite de certaines lettres pleines et qui représente
graphiquement la voyelle implicite dans la lettre pleine, ne doit pas s’écarter
du demi-glyphe représentant la lettre morte correspondante).
Les aksharas délimitant
les syllabes, la césure est
permise presque n’importe où dans un mot entre deux aksharas.
Toutefois, pour que cette césure respecte les syllabes phonétiques ou
sémantiques, la devanagari permet de transcrire un groupe de consonnes en deux
parties distinctes en forçant la dernière consonne du premier groupe à adopter
une forme pleine explicitement privée de sa voyelle associée, mais malgré tout
séparable. Dans ce cas, ce groupe de consonnes est lié logiquement à l’akshara précédente
terminé par une voyelle comme si c'était des consonnes finales, et la césure
dans ce cas ne sera pas permise avant ce groupe de consonnes.
Exemple[modifier | modifier le
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Texte en devanagari (langue hindi)
सभी मनुष्यों को गौरव और अधिकारों के मामले में जन्मजात स्वतन्त्रता और समानता प्राप्त है। उन्हें बुद्धि और अन्तरात्मा की देन है और परस्पर उन्हें भाईचारे के भाव से बर्ताव करना चाहिये।19
Texte en transcription
latine (IAST)
Sabhī manuṣyoṃ ko
gaurav aur adhikāroṃ ke māmle meṃ janmajāt
svatantratā aur samāntā prāpt hai. Unheṃ buddhi aur
antrātmā kī den hai aur parspar unheṃ bhāīcāre
ke bhāv se bartāv karnā cāhiye.
Traduction en français
Tous les êtres humains naissent libres
et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et
doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
L'écriture devanagari différencie de
façon fondamentale les voyelles des consonnes dans le fonctionnement de leur
représentation20.
Voyelles[modifier | modifier le
code]
La lettre क accompagnée des matras (en rouge) associées
respectivement aux voyelles अ, आ, इ, ई, उ, ऊ, ऋ, ॠ, ए, ऐ, ओ et औ.
Une voyelle peut être rendue par deux signes
différents selon qu’elle suit une consonne (forme dépendante) ou non (forme
indépendante)21 :
·
dans le premier cas, la voyelle dépendante est représentée par un signe
diacritique — appelé matra22 (मात्रा) — qui peut être lié à
droite, à gauche, en dessous ou au-dessus de la consonne après laquelle elle
est prononcée ;
·
dans le second cas, la voyelle indépendante est une akshara à
part entière.
(Beaucoup de glyphes ont une
prononciation très différente selon les langues. Ils sont présentés avec
"/" séparant les variantes.)
|
Symboles représentant les voyelles |
|||
|
Voyelle indépendante |
Voyelle dépendante après प |
Transcription |
|
|
अ |
प (seul) |
a |
|
|
आ |
पा |
ā |
|
|
इ |
पि |
i |
|
|
ई |
पी |
ī |
|
|
उ |
पु |
u |
|
|
ऊ |
पू |
ū |
|
|
ऋ |
पृ |
ṛ |
ɻ / ɾi / ru |
|
ॠ |
पॄ |
ṝ |
ɹː / ruː |
|
ऌ |
पॢ |
ḷ |
l̩ / li / lru |
|
ॡ |
पॣ |
ḹ |
l̩ː / liː / lruː |
|
ऍ |
पॅ |
ê |
[ɛ] |
|
ऎ |
पॆ |
ĕ |
[ĕ] |
|
ए |
पे |
e / ē |
|
|
ऐ |
पै |
ai |
|
|
ऑ |
पॉ |
ô |
[ɔ] |
|
ऒ |
पॊ |
ŏ |
[ŏ] |
|
ओ |
पो |
o / ō |
|
|
औ |
पौ |
au |
|
Les voyelles [u] et [uː] ne
s'écrivent pas avec les matras habituelles quand elles suivent
un र isolé22 :
|
Cas particulier après र |
|
|
Voyelle indépendante |
Voyelle dépendante |
|
उ |
रु |
|
ऊ |
रू |
Nasalisation[modifier | modifier
le code]
Il y a plusieurs cas de nasalisation de
consonnes ou de voyelles pouvant être rendu :
·
soit par un bindu (बिन्दु), un point suscrit
(par exemple avec अ : अं)
·
soit par un candrabindu (चन्द्रबिन्दु) un point surmontant
une demi-lune (ici avec अ : अँ)
Lorsque la première consonne d'une combinaison
est une nasale et
est suivie d'une consonne de la même classe articulatoire,
elle peut être représentée par un bindu placé sur l’akshara précédent.
Cette nasalisation s'appelle anusvara24 (अनुस्वार). Devant ह anusvara représente
une nasale
vélaire24 (api [ŋ]). Ainsi la labiale म peut être affichée
comme un anusvara quand elle précède la labiale ब, la dentale न quand elle précède la
dentale त ou स, etc. En sanskrit, la voyelle précédent le bindu est
également nasalisée, mais pas en hindi/ourdou.
|
L'anusvara dans les combinaisons |
|||
|
|
Devant |
l'anusvara signifie |
Exemple |
|
क, ख, ग, घ ou ह |
ङ |
पंखा = पङ्खा |
|
|
च, छ, ज ou झ |
ञ |
शतरंज = शतरञ्ज |
|
|
ट, ठ, ड ou ढ |
ण |
गुंडा = गुण्डा |
|
|
त, थ, द, ध, ल ou स |
न |
अंतर = अन्तर |
|
|
प, फ, ब ou भ |
म |
संभव = सम्भव |
|
La nasalisation de voyelle s'appelle anunasika25 (अनुनासिक). Elle est rendue par
un bindu ou un candrabindu25. En hindi moderne, le candrabindu est
rarement utilisé et le bindu seul presque systématique. Une
solution parfois retenue est d'utiliser le candrabindu quand
l’akshara n'est surmonté d'aucun signe, le point seul quand le
graphe syllabique est accompagné d'un matra26. Dans ce cas, le point est à droite de
celui-ci27.
|
Exemples de voyelles nasalisées |
||
|
Voyelle indépendante non-nasalisée |
Voyelle indépendante nasalisée |
Voyelle dépendante après प |
|
अ |
अँ |
पँ |
|
आ |
आँ |
पाँ |
|
इ |
इँ |
पिंँ (पिं) |
|
ई |
ईं |
पीँ (पीं) |
|
ए |
एँ |
पेँ (पें) |
|
ओ |
ओं |
पोँ (पों) |
Exemple de distinction anusvara /
anunasika
·
Hindi : पंचम [pɐɲc͡çɐm] / पाँचवाँ [pãc͡çβ̞ã]
·
Sanskrit : हंस [hɐ̃ns] / हँस [hɐ̃snɐ̙ː]
Autres signes diacritiques[modifier | modifier le code]
La devanagari dispose d'autres signes
diacritiques se plaçant après une voyelle :
|
Diacritique (ici après ए) |
Appellation |
Fonction |
|
एऽ |
avagraha (अवग्रह)28 |
utilisé pour prolonger le son d'une voyelle (en marâthî, le signe marque explicitement la
non-élision de la voyelle implicite en fin de mot, cette élision étant
généralement implicite et non marquée) |
|
एः |
visarga (विसर्ग)29 |
est un [h] sourd. Il est le plus souvent
prononcée comme un [h] coloré de la voyelle
précédente assourdie30. |
Consonnes[modifier | modifier le
code]
Pancarte dans une école indienne montrant les signes de la devanagari
classés selon l'ordre classique (phonétique) généralement utilisé31.
Lorsqu’une consonne n'est ni directement précédée ni
directement suivie d’une autre consonne, elle est représentée par un symbole de
base (forme pleine). Dans ce cas elle est prononcée suivie de la voyelle
implicite [ə]32, ou parfois prononcée sans voyelle du
tout dans certains cas dans des langues comme le hindi22. De nombreux glyphes de consonnes comportent une barre
verticale appelée danda33.
Si la consonne est suivie du signe
diacritique sanskrit virama (विराम), aucune voyelle
n'est prononcée4. Ce signe est attaché en dessous
du danda final de la consonne pleine, ou centré dessous si le
signe de la consonne pleine ne comporte pas de danda : क् (ici accompagnant क). Il est appelé halant (हलन्त) en hindi34.
La devanagari distingue les consonnes occlusives aspirées de
celles qui ne le sont pas, et les dentales des rétroflexes11.
|
Symboles représentant les consonnes |
|||||||||
|
Plosives |
Non-plosives |
|
|||||||
|
|||||||||
|
non-aspirées |
aspirées |
non-aspirées |
aspirées |
|
|||||
|
क [k] (k) |
ख [kʰ] (kh) |
ग [ɡ] (g) |
घ [ɡʱ] (gh) |
ङ [ŋ] (ṅ) |
|
||||
|
च [c͡ç] (c) |
छ [c͡çʰ] (ch) |
ज [ɟ͡ʝ] (j) |
झ [ɟ͡ʝʱ]
(jh) |
ञ [ɲ] (ñ) |
य [j] (y) |
श [ç] (ś) |
|
||
|
ट [ʈ] (ṭ) |
ठ [ʈʰ] (ṭh) |
ड [ɖ] (ḍ) |
ढ [ɖʱ] (ḍh) |
ण [ɳ] (ṇ) |
र [r] (r) |
ष [ʂ] (ṣ) |
ळ [ɭ] (ḷ) |
|
|
|
त [t̪] (t) |
थ [t̪ʰ] (th) |
द [d̪] (d) |
ध [d̪ʱ] (dh) |
न [n] (n) |
ल [l] (l) |
स [s] (s) |
|
||
|
प [p] (p) |
फ [pʰ] (ph) |
ब [b] (b) |
भ [bʱ] (bh) |
म [m] (m) |
व [β̞] (v) |
|
|||
|
ह [ɦ] (h) |
|
||||||||
Quand un mot est terminé par un akshara surmonté
d'un anusvara qui ne sert pas à nasaliser une voyelle,
cet anusvara représente म्35. Par exemple ग्रामं = ग्रामम्.
Consonnes nouvelles[modifier | modifier
le code]
Pour transcrire des sons non-natifs de
la devanagari, et d'autres sons qui n'existaient pas en sanskrit, certaines consonnes sont souscrites
d'un point36 appelé nuqtā37.
|
Quelques exemples de consonnes
souscrites d'un nuqtā |
||
|
Symbole |
Transcription |
Prononciation (API) |
|
q |
[q] |
|
|
x |
[x] |
|
|
ġ |
[ʀ] |
|
|
z |
[z] |
|
|
ṛ |
[ɽ] |
|
|
ṛh |
[ɽʱ] |
|
|
f |
[f] |
|
Combinaisons[modifier | modifier
le code]
Combinaison de consonnes regroupant dans l'ordre न (en gris), द (en bleu) et र (en rouge).
Quand plusieurs consonnes sont
prononcées d'affilée (sans voyelle intermédiaire), la devanagari utilise des
combinaisons de consonnes qui regroupent plusieurs symboles de consonnes
formant une ligature38. Elle peut être soit une simple
compression graphique des consonnes attachées entre elles, soit un glyphe entièrement nouveau39. Elle peut être complétée d'une voyelle
sous forme de matra classique qui s'applique à l'ensemble de
la combinaison créée27. La ligature résultant d'une
combinaison et son éventuelle voyelle forment un akshara.
Une combinaison peut aussi être
représentée en apposant simplement un virama à la première
consonne34.
Regroupement par la droite[modifier | modifier le code]
Dans le cas général le plus simple,
quand la première consonne (en forme pleine) est bordée à droite par un danda,
elle est combinée à l’autre en perdant son danda et en se
collant à la suivante. De même क et फ voient leur extrémité droite atrophiée40.
|
Exemples avec perte de la partie
droite |
||
|
1re consonne |
2e consonne |
Combinaison |
|
स |
त |
स्त |
|
ब |
द |
ब्द |
|
ष |
य |
ष्य |
|
क |
य |
क्य |
|
फ़ |
त |
फ़्त |
Abréviation de la seconde consonne[modifier | modifier le code]
Dans quelques cas, c'est la deuxième
consonne de la combinaison qui est atrophiée, la première gardant sa forme
initiale. Ainsi lorsque द est la première consonne d'une combinaison, la deuxième vient en général
se coller en bas à sa gauche après avoir perdu son danda. Bien que
bordée d'un danda, श peut prendre une forme spéciale —
elle-même bordée d'un danda — quand elle est la première d'une
combinaison et que la deuxième consonne est व, र, च ou न, la deuxième consonne venant alors se
coller en bas à sa gauche. Cependant la forme habituelle avec une simple
absence du danda peut se rencontrer également38. En première position d'une combinaison
ह, elle, reçoit en bas à
gauche la consonne suivante, ou bien s'ouvre par la droite41.
|
Exemples avec द, श ou ह en 1re consonne |
||
|
1re consonne |
2e consonne |
Combinaison |
|
द |
व |
द्व |
|
द |
ध |
द्ध |
|
श |
व |
श्व |
|
ह |
म |
ह्म |
|
ह |
व |
ह्व |
Le cas de र[modifier | modifier
le code]
La consonne र prend des formes très
particulières dans les combinaisons.
Si elle suit une consonne munie
d'un danda dans sa forme pleine, र est généralement représentée
sous la forme d’un segment oblique accroché en bas à gauche du danda.
Lorsque cette consonne précédente ne comporte pas de danda, र est représentée sous
la forme d'un segment oblique joint attaché sous la consonne précédente en
forme pleine (lorsque celle-ci comprend un danda où vient
s'attacher latéralement ce segment), ou de deux segments obliques joints par le
haut et attachés sous la consonne précédente en forme pleine (ne comprenant pas
de danda)39.
Quand र précède une autre
consonne, elle est représentée sous forme d’un arc de cercle courbé vers la
droite, placé en haut à droite de l’akshara (c’est-à-dire le groupe
de consonnes qui suit et qui peut lui-même former une ligature ou être
accompagné d'une voyelle dépendante) à laquelle elle appartient38.
|
Exemples avec र |
||
|
1re partie |
2e partie |
Combinaison |
|
क |
र |
क्र |
|
प |
र |
प्र |
|
ग |
र |
ग्र |
|
ट |
र |
ट्र |
|
र |
त |
र्त |
|
र |
चा |
र्चा |
|
र |
र |
र्र |
Cas particuliers[modifier | modifier
le code]
Il existe enfin des combinaisons
particulières pour lesquelles les formes initiales sont très modifiées voire
inapparentes34.
|
Quelques cas particuliers |
||
|
1re consonne |
2e consonne |
Combinaison |
|
त |
त |
त्त |
|
त |
र |
त्र |
|
क |
त |
क्त |
|
द |
द |
द्द |
|
द |
य |
द्य |
|
द |
म |
द्म |
|
ज |
ञ |
ज्ञ |
|
क |
ष |
क्ष |
L’écriture devanagari traditionnelle
utilise des centaines de ces ligatures spécifiques, toutefois aucune n'est
essentielle à la lecture, tant que le signe virama permettant
la distinction des consonnes mortes et vives est bien représenté.
Autres symboles et ponctuation[modifier | modifier le code]
|
Symbole |
Appellation |
Fonction |
|
। |
danda (दण्ड), (khadi16) pai42 (खड़ी पाई) ou purna
virama (पूर्ण विराम)43 |
marque la fin d’un vers en poésie ou dans un texte religieux, ou bien la
fin d'une phrase |
|
॥ |
double danda |
marque de fin de paragraphe ou d’une strophe en poésie |
|
॰ |
|
symbole d’abréviation placé après un akshara16 |
|
ॐ |
Om̐ |
|
|
प॑ |
udatta37 (उदात्त) |
accentuation pour
la prononciation de certains textes en sanskrit |
|
प॒ |
anudatta37 (अनुदात्त) |
accentuation pour la prononciation de certains textes en sanskrit |
Chiffres[modifier | modifier le
code]
Bien qu'étant de plus en plus souvent
utilisée avec les chiffres arabes44, la devanagari dispose de ses propres
symboles pour ceux-ci :
|
Chiffre devanagari |
० |
१ |
२ |
३ |
४ |
५ |
६ |
७ |
८ |
९ |
|
Chiffre arabe |
0 |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 |
Ils sont empruntés à la brahmî.
Variantes[modifier | modifier le
code]
En plus de légères différences
esthétiques dans certains cas, la devanagari connaît d'importantes variations
dans la représentation des symboles अ, आ, ओ, औ, ण et झ45.
|
Variantes des symboles |
|
|
Forme courante |
Forme alternative |
Ordre lexicographique[modifier | modifier
le code]
De même que l'alphabet latin suit l'ordre alphabétique,
la devanagari suit un ordre, notamment utilisé dans les dictionnaires46.
On a d'abord les voyelles dans
l'ordre अ, आ, ॲ, ऑ, इ, ई, उ, ऊ, ऋ, ॠ, ऌ, ॡ, ए, ऐ, ओ, औ, puis les
signes de nasalisations (anusvara ou candrabindu) suivi
de visarga, et enfin les consonnes dans l'ordre क, ख, ग, घ, ङ, च, छ, ज, झ, ञ, ट, ठ, ड, ढ, ण, त, थ, द, ध, न, प, फ, ब, भ, म, य, र, ल, व, श, ष, स, ह31,47. Une consonne marquée d'un nuqta suit
immédiatement la consonne non marquée48.
Codage informatique[modifier | modifier
le code]
L'alphasyllabaire est représenté dans
Unicode par les blocs suivants :
|
0 |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 |
A |
B |
C |
D |
E |
F |
|
|
U+0900 |
कऀ |
कँ |
कं |
कः |
ऄ |
अ |
आ |
इ |
ई |
उ |
ऊ |
ऋ |
ऌ |
ऍ |
ऎ |
ए |
|
U+0910 |
ऐ |
ऑ |
ऒ |
ओ |
औ |
क |
ख |
ग |
घ |
ङ |
च |
छ |
ज |
झ |
ञ |
ट |
|
U+0920 |
ठ |
ड |
ढ |
ण |
त |
थ |
द |
ध |
न |
ऩ |
प |
फ |
ब |
भ |
म |
य |
|
U+0930 |
र |
ऱ |
ल |
ळ |
ऴ |
व |
श |
ष |
स |
ह |
कऺ |
कऻ |
क़ |
ऽ |
का |
कि |
|
U+0940 |
की |
कु |
कू |
कृ |
कॄ |
कॅ |
कॆ |
के |
कै |
कॉ |
कॊ |
को |
कौ |
क् |
कॎ |
कॏ |
|
U+0950 |
ॐ |
क॑ |
क॒ |
क॓ |
क॔ |
कॕ |
कॖ |
कॗ |
क़ |
ख़ |
ग़ |
ज़ |
ड़ |
ढ़ |
फ़ |
य़ |
|
U+0960 |
ॠ |
ॡ |
कॢ |
कॣ |
। |
॥ |
० |
१ |
२ |
३ |
४ |
५ |
६ |
७ |
८ |
९ |
|
U+0970 |
॰ |
ॱ |
ॲ |
ॳ |
ॴ |
ॵ |
ॶ |
ॷ |
ॸ |
ॹ |
ॺ |
ॻ |
ॼ |
ॽ |
ॾ |
ॿ |
|
0 |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 |
A |
B |
C |
D |
E |
F |
|
|
U+A8E0 |
क꣠ |
क꣡ |
क꣢ |
क꣣ |
क꣤ |
क꣥ |
क꣦ |
क꣧ |
क꣨ |
क꣩ |
क꣪ |
क꣫ |
क꣬ |
क꣭ |
क꣮ |
क꣯ |
|
U+A8F0 |
क꣰ |
क꣱ |
ꣲ |
ꣳ |
ꣴ |
ꣵ |
ꣶ |
ꣷ |
꣸ |
꣹ |
꣺ |
ꣻ |
꣼ |
ꣽ |
ꣾ |
कꣿ |
Tibétain[modifier | modifier le
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xe siècle : inscription en devanagari sur
pierre, Kaladgi Karnataka
Thonmi Sambhota, ministre de Songtsen Gampo, le 33e roi
du Tibet aurait créé l'écriture tibétaine à partir de l'alphabet
indien devanâgarî. Selon Eugène Burnouf, l'écriture tibétaine se
rapproche plus de la devanagari ancienne que de la devanagari actuelle49.
Références[modifier | modifier
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Notes[modifier | modifier le
code]
1. ↑ Sauf
indication contraire, lorsqu'une transcription sera
utilisée pour rendre compte des lettres de la devanagari avec les lettres de l'alphabet latin, on utilisera recommandation
de Wikipédia sur la transcription des langues indiennes.
2. ↑ Cette
écriture est toutefois longtemps restée en usage pour noter le cachemiri.
3. ↑ Ce
n'est cependant pas la seule écriture indienne à avoir cette caractéristique.
Références[modifier | modifier
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1. ↑ (en) Chronologie sur le site de l'Université du Colorado [archive]
2. ↑ Consortium Unicode, « Codes pour la représentation des noms d’écritures » [archive], sur unicode.org, 1er mai 2004 (consulté le 12
octobre 2007)
3. ↑ Prononcé
\de.va.na.ɡa.ʁi\ (voir wikt:devanagari). Aussi parfois écrit
‹ dévanagari › en français ou, variablement selon la transcription,
‹ devanāgarī ›, ‹ devanâgarî ›, voire
‹ dévanâgarî ›.
4. ↑ Revenir plus
haut en :a b c et d Coulmas 2003, p. 136
5. ↑ Coulmas 2003, p. 150
6. ↑ (en) Office
of the Registrar General, India, « Census of India »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), 1991 (consulté le 12
octobre 2007)
7. ↑ Constitution
indienne, citée dans (en) Gouvernement indien, « The Union: Official Language »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que
faire ?) (consulté le 12 octobre 2007).
8. ↑ (en) Birendra Bir
Bikram Shah Deva, « Constitution
népalaise »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que
faire ?) (consulté le 12 octobre 2007), p. 1
9. ↑ deva [archive] dans Huet 2007
10. ↑ nāgara [archive] dans Huet 2007
11. ↑ Revenir plus
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12. ↑ Snell 2003, p. 5
13. ↑ Montaut et Joshi 1999, p. 27
14. ↑ Coulmas 2003, p. 140
15. ↑ Montaut et Bakaya 1994, p. XXVIII
16. ↑ Revenir plus
haut en :a b et c Snell 2003, p. 16
17. ↑ akṣara [archive] dans Huet 2007
18. ↑ Revenir plus
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19. ↑ Version
corrigée de celle disponible dans Coulmas 2003, p. 243.
20. ↑ Coulmas 2003, p. 131
21. ↑ Bahri 2004, p. (xi)
22. ↑ Revenir plus
haut en :a b et c Montaut et Joshi 1999, p. 22
23. ↑ Federica
Boschetti, Dictionnaire Français Hindi, Paris, Éditions du
Makar, 1994, 382 p. (ISBN 2-9506068-2-2), p. 4
24. ↑ Revenir plus
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25. ↑ Revenir plus
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26. ↑ Montaut et Joshi 1999, p. 24-25
27. ↑ Revenir plus
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28. ↑ દવે et al. 2006, p. 61
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30. ↑ Coulmas 2003, p. 138
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33. ↑ (en) K.
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36. ↑ Montaut et Joshi 1999, p. 26
37. ↑ Revenir plus
haut en :a b et c (en) Consortium Unicode, « Caractères unicode pour la devanagari » [archive], sur unicode.org, 2006 (consulté le 12
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38. ↑ Revenir plus
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40. ↑ Bahri 2004, p. (xv)
41. ↑ Montaut et Bakaya 1994, p. XXXVI
42. ↑ Bahri 2004, p. 385
43. ↑ (hi) પ્રો. શ્રી રામચંદ્ર શર્મા, परफेक्ट
हिन्दी-गुजराती
टीचर, ગૌરવ, ૩૪
44. ↑ Snell 2003, p. 17
45. ↑ Bahri 2004, p. (xiii)
46. ↑ Snell 2003, p. 18
47. ↑ Constaté
dans Huet 2007 pour ॠ et ऌ
48. ↑ Snell 2003, p. 8
49. ↑ Eugène Burnouf, Sur la littérature du Tibet, extrait du n° vii du
Quarterly Oriental magazine de Calcutta [archive], Journal asiatique, vol. 10, 1827, p. 131
Bibliographie[modifier | modifier
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(fr) Akshay Bakaya, Petit cahier d'écriture en hindi, Larousse,
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Manuel d'apprentissage
du sanskrit
Voir aussi